Choisissez une lasure si le bois est brut ou déjà lasuré et que vous voulez garder son veinage. Passez à une peinture microporeuse si le bois est déjà peint, marqué ou très exposé : elle couvre, uniformise et forme un écran plus épais. Dans tous les cas, on ne revient pas d'une peinture à une lasure sans décaper le bois à nu.
Une lasure pénètre dans les fibres et laisse un film fin, plus ou moins teinté. Le dessin du bois reste visible. En vieillissant, elle s'use et s'éclaircit plutôt qu'elle ne s'écaille, ce qui rend l'entretien simple : un nettoyage, un égrenage, une nouvelle couche.
Une peinture pour bois extérieur forme un film opaque. Les versions dites microporeuses laissent sortir la vapeur d'eau du bois tout en arrêtant la pluie. Elle masque les reprises, les nœuds et les différences de teinte, et permet n'importe quelle couleur. Quand elle est négligée trop longtemps, elle cloque puis s'écaille, et la reprise demande alors un vrai ponçage.
| Critère | Lasure | Peinture microporeuse |
|---|---|---|
| Aspect | Veinage visible, teintes bois ou colorées translucides | Couleur pleine, bois masqué |
| Support idéal | Bois brut, neuf ou déjà lasuré | Bois déjà peint, bois réparé ou de teintes inégales |
| Vieillissement | S'use et pâlit | Tient, puis cloque et s'écaille si l'entretien attend |
| Entretien | Nettoyage, égrenage, nouvelle couche | Lessivage, ponçage des zones abîmées, nouvelle couche |
| Changer de produit | Peinture possible ensuite, après préparation | Retour à la lasure seulement après décapage complet |
Des volets déjà peints restent en peinture : c'est le cas le plus fréquent sur les maisons anciennes. Des volets neufs en bois brut peuvent recevoir l'un ou l'autre. La lasure garde un aspect naturel, la peinture permet d'assortir les volets aux menuiseries ou aux teintes demandées par le règlement d'urbanisme de la commune.
Sur un bardage, la lasure est souvent préférée parce qu'une grande surface qui s'écaille est longue à reprendre. Une peinture opaque reste possible si vous cherchez une couleur franche, à condition d'accepter un entretien régulier des façades les plus exposées.
Les menuiseries ont des pièces qui bougent et des angles qui retiennent l'eau. Le produit doit rester souple. Les chants et les bas de portes, là où l'eau stagne, se traitent avec autant de soin que les faces visibles.
Pour un portail exposé aux intempéries, la peinture protège mieux les assemblages. Pour une pergola ou une clôture où l'on veut garder le bois, une lasure s'entretient plus facilement en hauteur.
Ni lasure filmogène ni peinture sur un sol en bois que l'on piétine : le film s'use par endroits et devient glissant. On utilise plutôt un saturateur ou une huile, qui pénètrent sans former de couche.
Avant de parler produit, regardez le support. Un bois sain, sec et dur accepte les deux finitions. Un bois grisé doit être nettoyé et ravivé jusqu'à retrouver sa teinte. Un bois qui s'enfonce sous l'ongle ou qui noircit autour des assemblages cache souvent une pourriture : la lame ou la planche se remplace, aucun produit ne la sauvera.
Le produit déjà en place compte autant. Une lasure posée sur une ancienne peinture n'accroche pas. Une peinture posée sur une lasure grasse ou farineuse décolle. Si vous ne savez pas ce qui couvre le bois, un petit essai de ponçage sur une zone cachée suffit souvent à le voir : la peinture forme une couche opaque, la lasure laisse apparaître le bois.
Enfin, l'exposition change le rythme d'entretien. Une façade battue par le vent, le sel et le soleil de l'après-midi s'use plus vite que le côté abrité de la même maison.

Pour des volets, le travail peut se faire sur place ou en atelier. Déposés, ils se traitent sur toutes leurs faces et sur les chants, ce qui protège mieux le bois que deux couches passées uniquement sur la face visible.
Dans les logements construits avant le 1er janvier 1949, le plomb, un métal toxique, est généralement présent dans les peintures. Le poncer ou le décaper à sec libère des poussières dangereuses, en particulier pour les femmes enceintes et les jeunes enfants. La règle officielle est claire : les travaux ne doivent pas disséminer de poussières de plomb.
Sur une maison ancienne, demandez à l'artisan comment il compte décaper les volets et les menuiseries, et s'il prévoit de vérifier la présence de plomb. En cas de vente ou de location d'un logement de cette période, un constat de risque d'exposition au plomb (CREP) est de toute façon obligatoire.
Pour les ordres de grandeur de prix, consultez la page prix de la peinture. Si la couleur de vos volets change, lisez aussi les règles pour repeindre une façade : une déclaration en mairie peut être nécessaire.
Non. La lasure doit pénétrer dans le bois, ce que la peinture empêche. Pour revenir à une lasure, il faut décaper toute l'ancienne peinture jusqu'au bois nu, ce qui est long : sur des volets déjà peints, on reste en général sur une peinture.
Oui, si la lasure adhère encore. On nettoie, on ponce légèrement pour dépolir, puis on applique la sous-couche recommandée par le fabricant de la peinture. Une lasure qui farine ou s'écaille doit être éliminée avant.
Plutôt un saturateur ou une huile. Une lasure filmogène ou une peinture s'use sous les pas, par plaques, et peut rendre la surface glissante.
Ce n'est pas obligatoire, mais un volet déposé se traite sur toutes ses faces et sur ses chants, là où l'eau s'infiltre. Demandez à l'artisan ce qu'il prévoit et si le prix change.
Le plomb est généralement présent dans les peintures des logements construits avant le 1er janvier 1949. Le poncer ou le décaper à sec diffuse des poussières toxiques. Demandez à l'artisan sa méthode de décapage et de protection avant de signer.
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